Quelle contraception sans hormone choisir ?

La contraception est encore aujourd’hui une problématique compliquée pour beaucoup de femmes, qui en portent d’ailleurs l’extrême majorité de la responsabilité et des conséquences.

De plus en plus de femmes souhaitent se tourner vers une contraception sans hormones.

Pourquoi est-ce le cas, et quelles sont les alternatives ?

Les dangers des contraceptions hormonales

Les contraceptions hormonales forment la première grande « famille » des contraceptions.

Elle regroupe la pilule contraceptive, bien sûr, mais également le patch, l’anneau vaginal et le stérilet hormonal.

Selon le Professeur Bernard Hédon, ancien président du Collège national des gynécologues-obstétriciens français, dans un article de Santé Magazine paru en octobre 2019, les œstrogènes augmentent légèrement le risque de cancer du sein, mais on n’observe pas davantage de cas chez les femmes qui prennent la pilule.

Par contre il met en garde : « Le risque de thrombose est le principal risque de la contraception œstroprogestative, loin devant le risque de cancer. Ces hormones favorisent, en effet, la formation d’un caillot sanguin dans une veine ou une artère. ».

C’est ainsi que chaque année en France, 12 femmes meurent d’un infarctus ou d’un AVC lié à leur contraception.

alternative pilule contraception hormonale

Sans aller jusque là, des milliers de femmes se plaignent des effets secondaires des contraceptions hormonales : maux de tête, prise de poids, diminution de la libido, acné…

Il est difficile de trouver des études fiables sur le sujet car beaucoup d’entre elles sont réalisées par… des laboratoires pharmaceutiques !

Plusieurs ouvrages ont alerté sur l’opacité de tout cela, comme par exemple « J’arrête la pilule » de Sabrina Debusquat, journaliste indépendante, qui évoque également les risques sur l’environnement (dûs aux urines des femmes).

Quelles alternatives à la contraception hormonale ?

Les dispositifs de contraception sans hormone à action locale au niveau du vagin :


• Le préservatif, dont l’efficacité est de 98%, selon le site de l’assurance maladie Ameli.fr qui se base sur l’indice de Pearl, qui est un outil statistique qui mesure l’efficacité des moyens de contraception (indice de Pearl: 2, c'est à dire 2% de risque de grossesses "accidentelles" sur un an d'utilisation optimale de la méthode).  
• Le diaphragme, qui est une sorte de coupelle en silicone ou latex, qui se place avant le rapport au fond du vagin, contre le col de l'utérus. Il est souvent couplé avec des spermicides pour augmenter son efficacité qui est de 94% (indice de Pearl: 6)
• La cape cervicale, qui agit un peu comme le diaphragme, mais qui présente deux différences importantes : elle peut se garder plus longtemps après le rapport, mais elle est moins efficace: 74 à 81% (indice de Pearl 9 à 26)
• Les spermicides, que l’on peut trouver sous forme de crèmes, éponges ou tampons qui agissent en détruisant les spermatozoïdes. Leur efficacité ne semble pas extraordinaire (82%), et en plus, leur coût est élevé et n’est pas remboursé par l’assurance maladie (indice de Pearl: 18).

Les dispositifs de contraception naturelle à action locale au niveau de l’utérus :

En version sans hormone, on retrouve ici le stérilet au cuivre.


Il est placé dans l'utérus et prévient la fécondation grâce au cuivre qui a une action similaire aux spermicides, et en plus, il représente un corps étranger qui empêche toute nidation.

Il est très efficace, peu cher et dure 5 ans.

Beaucoup de femmes redoutent la pose d’un corps étranger dans leur utérus, justement, et il faut s’écouter. Il provoque chez certaines des règles plus abondantes, mais lorsqu’il est bien toléré : quel bonheur et quelle liberté d’esprit !

De plus, son efficacité est évaluée à plus de 99%.

contraception naturelle sterilet cuivre
La symptothermie :

Il s’agit de la méthode la plus naturelle puisqu’elle ne nécessite aucune intervention, ni médicamenteuse, ni au niveau local.

La symptothermie se base sur une observation très fine de leur corps par les femmes tout au long du cycle : température, aspect de la glaire cervicale, du col de l’utérus.

La fiabilité de cette contraception naturelle est contestée car elle nécessite une grande précision et un bon accompagnement : ça ne s’improvise pas !

Les solutions (quasiment) définitives:

• La ligature des trompes, qui est une opération chirurgicale qui vise à les couper puis à les fermer, soit en les ligaturant, soit en les obstruant.
• La méthode Essure, qui consiste à placer des micro-implants dans les trompes afin qu’un tissu cicatriciel se forme autour et les obstrue. Cette intervention n’est pas chirurgicale, elle se pratique par le vagin, avec ou sans anesthésie générale.

Et les hommes dans tout ça ?

Pour les hommes, il y a moins de solutions :

  • Le préservatif
  •  La contraception thermique masculine, et notamment l'anneau thermique, peu connu et peu utilisé.
  • La vasectomie, qui est une opération chirurgicale ayant pour but de bloquer les canaux déférents (qui permettent aux spermatozoïdes de quitter les testicules pour rejoindre la prostate.

Selon l’Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine, cette dernière méthode est utilisée de manière très inégale dans le monde : 14 % en Chine, 13 % aux États-Unis, 21 % en Grande Bretagne, et seulement quelques milliers d'interventions annuelles en France.

quelle contraception choisir

Comme on peut le voir dans cet article, il existe de nombreux moyens de contraception sans hormones aujourd’hui, et pourtant, le choix est encore difficile pour nombre d’entre nous, entre efficacité variable, intrusion de corps étrangers et potentiels effets secondaires. Il est bon de rappeler que le manque de moyens de contraception à la fois efficaces et sans dangers pour les femmes est aussi étroitement lié au tabou des règles.

N’hésitez pas à consulter votre gynécologue ou votre sage-femme pour savoir quelle méthode vous conviendra le mieux.

Article rédigé par Marie