La précarité menstruelle en France

Qu'est-ce que la précarité menstruelle ?

La précarité menstruelle est la difficulté ou manque d'accès des personnes réglées aux protections hygiéniques par manque d’argent.

Des millions de femmes y sont confrontées à travers le monde, et cela a de nombreuses conséquences sur leur vie en général :

• Des millions de jeunes filles ne peuvent pas aller à l’école pendant leurs menstruations.

• Le fait d’utiliser des protections de fortune entraîne des complications de santé : infections, syndrome du choc toxique, sans parler des conséquences psychologiques telles que la honte et le repli sur soi, sachant que cette problématique est encore extrêmement tabou.

Et la précarité menstruelle en France ?

On pourrait croire qu’en France ce sujet n’existe pas, or il n’en est rien !

De nombreuses femmes souffrent de précarité menstruelle, en lien avec leur précarité tout court ! D’ailleurs, la précarité touche davantage les femmes que les hommes en France.

On pense bien sûr en premier aux femmes SDF. Au manque d’argent s’ajoute la difficulté à trouver des endroits sécurisés et propres pour se changer et l’accès à l’eau et au savon.

Mais les profils des femmes qui souffrent de précarité menstruelle sont variés : on retrouve beaucoup d’étudiantes, et également des mères de famille, ou des femmes seules, vivant dans la précarité.

précarité menstruelle en france

Un sujet qui s’invite sur le devant de la scène, lentement mais sûrement

Saviez-vous que jusqu’au 1er janvier 2016, les protections menstruelles étaient taxées à 20%, comme les produits de luxe ? On croit rêver !

Suite à la pression de plusieurs collectifs féministes, et après un premier rejet à l’Assemblée Nationale (oui, vous avez le droit de crier très fort !), après cette date, la TVA sur ces protections a été ramenée à 5,5%.

Aujourd’hui, de plus en plus d’associations féministes réclament la gratuité des protections menstruelles.

Début 2019, une proposition de loi a été déposée en ce sens, et en mai 2019, le gouvernement s’était penché sur une « stratégie de lutte contre la « précarité menstruelle ».

Affaire à suivre, les choses évoluent lentement…

Les règles coûtent cher

Pendant ce temps, le poids des protections périodiques pèse encore lourd dans le budget des françaises.

Selon un article du Monde paru le 2 juillet 2019 : « Précarité menstruelle : combien coûtent les règles dans la vie d’une femme ? », les règles coûtent aux femmes environ 3800€ dans leur vie.

Leurs règles coûteraient aux femmes en moyenne 10€ par mois. Ce montant ne tient pas compte du montant non remboursé par la Sécurité Sociale des visites gynécologiques, des éventuels vêtements ou linge de lit tâchés, etc…

De plus, il prend en compte une consommation moyenne de protections menstruelles « classiques ».

prix des règles

Des alternatives plus saines et moins chères

Aujourd’hui, de nombreuses femmes se tournent vers les serviettes hygiéniques lavables, la cup menstruelle et les culottes menstruelles, à la fois pour des raisons environnementales, de santé, mais également pour leur aspect économique.

Si on prend l’exemple de notre culotte menstruelle :

Notre culotte coûte environ 30€ et il en faut au moins 4 pour tourner, disons 5 pour le faire confortablement. Si on se fie au chiffre avancé par l’article du Monde qui dit que le coût des règles est de 10€ par mois, nos 5 culottes sont amorties en 15 mois, alors qu’elles durent des années.

L’écart est encore plus flagrant avec notre cup menstruelle, car elle coûte moins de 30€, et on n’en a besoin que d’une seule durant 5 ans !

Le problème, c’est que ces achats, même s’ils sont rentables à moyen terme, représentent quand même un investissement de départ.

Beaucoup de femmes, qu'elles soient en situation de précarité menstruelle ou non, s’équipent par conséquent petit à petit.

Nous réflechissons à pouvoir proposer des facilités de paiements.

socup lutte contre la précarité menstruelle

So'Cup s’engage pour en finir avec la précarité menstruelle

So'Cup a bien conscience de ces problématiques, et participe à son niveau :

• En ayant fourni des cups menstruelles lors d’une commande groupée effectuée par une association qui oeuvrait pour lutter contre la précarité menstruelle des détenues à Dakar.

• En travaillant régulièrement avec l’association « Règles élémentaires », la première association française de lutte contre la précarité menstruelle, en lui faisant don de cups et de culottes menstruelles.

 

Article rédigé par Marie